Départ, 1ère étape !
Samedi, février 28th, 2009Voilà ! Le moment de quitter Toulouse est arrivé. C’est étrange de tirer un trait comme ça sur 8 ans de sa vie. 8 ans que je suis arrivé dans la ville rose pour y poser mes valises et y contruire une nouvelle vie. J’imaginais à l’époque que je trouverais facilement un travail dans l’aéronautique, que je m’installerais, avec un mari des enfants un chien… enfin vous voyez un peu.
Et puis finalement ça s’est déroulé un tout petit peu différemment: j’ai mis le premier mari à la porte, les enfants ne sont jamais venus (en même temps n’ayant pas d’utérus, en ma qualité de représentant de l’espèce masculine, la probabilité était mince), et je bouge trop pour faire subir ça à un chien. De ce cauchemar, je n’ai gardé qu’un couple d’amis, très importants pour moi, et qui m’a permis de découvrir ma vocation musicale… Qui sait ? Peut être que le Japon sera notre Eldorado !
J’ai trouvé des jobs, plus ou moins longs, plus ou moins sympa, plus ou moins nuisible à ma santé. J’ai cru trouver un moment le job de mes rêves… C’etait trop mal payé, mais j’y avais des amis, ils sont devenus ma seconde famille. Des gens extrêmement importants pour moi. Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais pas forcément réalisé à quel point j’étais important pour eux, sans doute à cause de ma facilité à me dénigrer… Mais depuis peu, cela a changé. Je m’autorise plein de choses…
Et puis j’ai fait des rencontres. L’une d’elle s’est avérée être une magnifique rencontre, avec celui qui est devenu plus qu’un ami, qui est devenu un frère. Il vient d’ailleurs, il sait donc ce que je traverse en ce moment. Ces moments remplis d’euphorie, heureusement suffisemment forte pour occulter le déchirement du départ, la douleur du déracinement.
Enfin, j’ai fait LA rencontre, celle qui a changé ma vie. L’Homme avec qui je pars voir les cerisiers fleurir, celui qui supporte, qui écoute, et qui comprend même si des fois il prétend que non. Celui qui m’a apportée la Frisée, cette femme splendide qui s’efforce de ne pas l’être (ni femme, ni splendide) et à qui je me suis tellement attaché malgré le peu de temps que l’on s’est connu. Celui avec qui c’est possible, enfin. Lui je ne le quitte pas, je l’emmène avec moi.
Je crois avoir fait les choses dans l’ordre pour ce départ : un séjour en familles, pour dire au revoir à ceux que j’aime et dont je partage le sang, une soirée Sayonara, des repas avec les amis dans les dernières semaines, et puis surtout, des choses qui se sont dites. Des choses qu’on ne verbalise pas forcément au quotidien, mais qui aide à partir plus serein. Au cas où il arriverait quelque chose, on sait, car les choses ont été dites.
Mes amis je les aime. Ils sont ma deuxième famille. Ils ont été là à des moments où j’ai cru pourir de l’intérieur, des moments de marasmes, des moments de détresse. Mais aussi et surtout des moment de grand bonheur, des fous rires (les cerises et l’eau de vie), des découvertes (la céramique), des moments de détente, de discussions passionnées… Sans eux, je serais sans doute déjà parti depuis longtemps, je n’aurais pas rencontre l’Homme, et je n’aurais jamais connu le Japon.
Donc après de multiples aventures, nous avons eu confirmation que nous étions attendus au Japon par notre futur employeur, et par nos amis expatriés ô combien précieux.
Comme j’ai déjà dû le dire, le visa a été beaucoup plus facile à obtenir que prévu. Nous ne pourrons travailler que 20h/ semaine, mais en développant une petite activité commerçante à côté, ça devrait nous permettre de vivre mieux qu’en France, où tant de produits de la vie courante ont augmenté, et où l’on doit payer une multitude de services, et de protections dont on espère ne jamais devoir se servir.
J’ai vendu presque tout ce que j’avais: gros électroménager, canapé, et j’ai stocké quelques petites choses chez ma belle-maman que je remercie infiniment de m’alouer un peu d’espace dans sa grande demeure. Le reste, je l’ai donné. Mes amis ont préféré dire qu’ils avaient les objets en garde, mais je pense que c’est surtout pour se rassurer. Moi, après 3 déménagement en un peu plus d’un an, j’ai décidé que je ne voulais plus d’objet. J’ai des valises, des vêtements, ça suffit. Les objets, on les achète, on les revend, on les rachète et basta. C’est infernal de se retrouver prisonnier de son patrimoine de bibelots. J’ai décidé que plus jamais ce ne serait le cas. En plus dans un appartement japonais qui sera peut être de taille plus modeste que ceux que j’ai occupé jusque là, une déco zen sera du plus bel effet, à n’en pas douter.
Du coq à l’âne : je suis toujours en recherche d’une formule de blog qui me convienne. Quelque chose de facile à utiliser, de personnalisable à souhaits, et si possible gratuit… des conseils ?
